FIOR DI LISIA
FIOR DI LISIA
-Artiste peintre –
Ses origines corses et grecques, l’influence des fresques des peintres de l’école Corse de Bassoul ancrent dès l’enfance un imaginaire de lumières, formes et couleurs, Son nom d’artiste Fior di Lisia, “Φior δi λiσia” en lettres cyrilliques et latines, symbolise sa double appartenance méditerranéenne et son besoin de lumière.
Après des études littéraires puis juridiques à l’université d’ Aix-en-Provence puis aux Instituts Régionaux d’Administration elle est chargée des relations avec les collectivités locales dans les préfectures de plusieurs régions. Observer, capter les détails subtils, les lumières plurielles qui font la singularité d’un paysage, voilà sa démarche dans le Languedoc, la Champagne puis sa Corse natale.
À partir de 2020 Fior di Lisia réapprofondi ces techniques picturales par une formation formation de Beaux arts, spécialité peinture de près de 800 heures à l’Académie d’Art canadienne axée sur les Classiques et les maîtres de l’impressionnisme avec peintures sur le motif en Haute Provence et dans la région de Montréal. Plusieurs œuvres naissent de cette expérience. Cézanne par sa construction de l’espace, Nicolas de Staël dans son passage entre formes d’abstraction, Matisse et sa liberté des couleurs accompagnent sa recherche et influencent son style expressionniste actuel, synthèse du réel en limite de l’abstrait.
Pour Fior di Lisia, la lumière de la Corse est un fil conducteur. Elle la parcourt à ses quatre points cardinaux à la recherche de ces instants de beauté aussi intenses qu’éphémères. Les premiers rayons du matin, les reflets cristallins d’une calanque, le vol de papillons sur la mer, subtils voiliers d’un ballet singulier, chaque composition devient une émotion, un voyage dont l’artiste cherche à transmettre l’essentiel.
Le paysage n’est pas seulement un sujet à représenter. Il devient le lieu d’une transformation, de mémoire intérieure.
« Nous avons tous un paysage qui nous habite ; un chemin de notre enfance ; une lumière de fin de journée ; nous croyons les avoir quittés, en réalité ils continuent à nous accompagner. Un jour, ils nous appellent. »
Partant du réel, l’artiste libère progressivement la couleur. Les formes se simplifient, les surfaces se répondent et le paysage se recompose sans disparaître. Le spectateur reconnaît d’abord un lieu ; puis la lumière le conduit ailleurs, du « je me souviens » au « je ressens ».
Le paysage devient langage. La lumière ne se contente pas d’éclairer le paysage : elle le traverse, en libère la couleur et en réinvente les formes. Le paysage est reconstruit mais la profondeur demeure, les diagonales organisent l’espace pour faire voyager la mémoire intérieure. L’artiste crée un univers particulier : elle ne peint pas une maison mais une joie silencieuse.
L’artiste est d’abord un passeur de ces instants privilégiés faits de lumière et d’éphémère.
« Je crois à la beauté et à la lumière. Non comme une fin, mais comme le commencement d’un voyage intérieur. Il faut s’autoriser à rêver. Rêver, c’est vivre, vivre doublement”
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